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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL’une des plus grandes vedettes internationales de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 sera une athlète féminine de sport aquatique.
Ce n’est pas exactement une grande prédiction, me direz-vous, en pensant à Summer McIntosh et aux autres nageuses canadiennes. Mais je ne parle pas ici de natation.
Je parle de surf.
Retenez ce nom : Erin Brooks.
Âgée de seulement 16 ans à l’époque, Erin avait raté sa qualification pour les Jeux de Paris en 2024 lors d’une épreuve à Porto Rico. Les conditions avaient joué contre elle et elle avait été éliminée prématurément, alors qu’elle était probablement l’une des athlètes les mieux adaptées à la vague mythique de Teahupo’o, à Tahiti, où allait se tenir l’épreuve olympique.
Il faut comprendre qu’en surf, peut-être plus que dans n’importe quel autre sport, certaines vagues favorisent certains styles de surfeurs. Et Teahupo’o semble avoir été dessinée pour Erin Brooks.
Trois ans plus tard, cette jeune athlète qui a grandi à Hawaï fait maintenant tourner les têtes partout sur la planète. Mais c’est surtout à Teahupo’o qu’elle impressionne.
Elle y a remporté, il y a quelques semaines, la première victoire de sa carrière sur le circuit mondial. La compétition suivante se déroule à Cloudbreak, aux Fidji, sur une vague tout aussi puissante. Elle a confirmé que sa victoire à Teahupo’o n’était certainement pas un coup de chance en réussissant notamment une vague parfaite, notée 10 sur 10.
Erin Brooks est seulement la 10e femme du grand circuit de la WSL à obtenir une note parfaite.
Vous vous souvenez peut-être de son histoire avant les Jeux de Paris. Elle avait fait les manchettes, car après plusieurs démarches juridiques, avec l’appui de Surf Canada et du Comité olympique canadien (COC), elle avait finalement obtenu sa citoyenneté canadienne et le droit de représenter le pays aux JO.
Son père est né aux États-Unis d’un père né à Montréal et possédait donc la double citoyenneté. Erin, elle aussi née aux États-Unis, a dû faire reconnaître sa citoyenneté canadienne.
Elle a toujours affirmé vouloir représenter le Canada et porte depuis la feuille d’érable avec une immense fierté.
Et c’est ici que son histoire devient particulièrement intéressante.
Aujourd’hui considérée comme l’une des favorites en vue des Jeux de Los Angeles, qui auront lieu dans son pays de naissance, une question commence inévitablement à circuler. Pourrait-elle maintenant troquer la feuille d’érable pour les Stars and Stripes?
Ce n’est pas aussi simple que ça. Et, surtout, rien n’indique que c’est ce qu’elle souhaite.
On peut comprendre pourquoi la question se pose. Dans le surf professionnel américain, les plus grandes vedettes peuvent générer des revenus de plusieurs millions de dollars. À l’autre bout du spectre, Surf Canada demeure une fédération nationale qui a très peu de moyens et qui a traversé plusieurs tempêtes au cours des dernières années, au point de perdre une partie importante de son financement de Sport Canada.
Et c’est peut-être là que commence la vraie question derrière l’histoire d’Erin Brooks. Le Canada saura-t-il soutenir l’une de ses plus grandes chances de médaille à Los Angeles avant que d’autres réalisent toute sa valeur?
Ceux qui suivent le surf le savent, on voit de plus en plus apparaître des manœuvres aériennes spectaculaires, comme dans les sports acrobatiques.
Erin Brooks s’est d’abord fait connaître pour son aisance dans les vagues les plus puissantes de la planète, comme celles que l’on retrouve sur le North Shore d’Oahu, Pipeline, et, bien sûr à Tahiti, Teahupo’o.
En 2028, la compétition olympique aura lieu à Trestles, en Californie, un autre lieu mythique du surf. C'est une vague complètement différente, où la puissance comptera, mais où la capacité à réaliser des manœuvres aériennes pourrait bien faire la différence entre une médaille et le titre olympique.
Est-ce qu’Erin Brooks peut performer sur ce type de vague?

Erin Brooks
Photo : Getty Images / Matt Roberts
À 19 ans, elle est justement en voie de devenir l’une des meilleures du monde dans les airs. Et ce n’est pas tout à fait un hasard.
Depuis plusieurs années, elle travaille avec l’entraîneur canadien Trennon Paynter, un ancien skieur de bosses devenu l’un des meilleurs spécialistes de l’entraînement aérien sur la planète. Depuis 2014, il a notamment contribué aux succès du Canada dans la demi-lune en ski aux Jeux.
Le surf évolue. Les vagues sont toujours aussi importantes, mais les meilleurs surfeurs doivent maintenant être capables de quitter l’eau pour gagner.
Et Erin Brooks est en train de devenir redoutable dans les deux mondes.
Alors, oui, elle peut gagner à Los Angeles.
Il reste maintenant à souhaiter que le Canada sache lui offrir le soutien qu’une athlète de ce calibre mérite pour aller au bout de son potentiel.
Et peut-être, en 2028, nous faire chanter l’Ô Canada sur une plage de Californie.


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