PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe Canadien de Montréal en a perdu un bon.
C’était un luxe pour l’organisation que de compter sur l’entraîneur-chef Pascal Vincent pour diriger le Rocket de Laval au cours des deux dernières saisons. Son niveau de compétence et d’expérience suggérait qu’il n’y resterait pas indéfiniment.
Vincent a accepté jeudi un contrat de deux ans avec le Kraken de Seattle, où il deviendra l’adjoint de Lane Lambert. Une offre qui tombe à point pour l’homme de 54 ans, qui quitte l’organisation dans un état serein.
J'ai l'impression que tous les morceaux du casse-tête se sont mis en place. Je me sens vraiment en contrôle de mon métier. Je vais encore apprendre, aucun doute, mais je me sens vraiment dans une position où mon expérience me sert beaucoup. Puis, j'ai encore la drive d'un jeune. Donc, je suis dans une vraie belle position.
Après des passages à Winnipeg et à Columbus, il s’agira pour lui de son troisième boulot d’entraîneur adjoint dans la Ligue nationale de hockey (LNH).
En 2016-2017, après cinq ans en tant qu’adjoint à Paul Maurice avec les Jets, Vincent avait voulu prendre un pas de recul en acceptant d’aller diriger le Moose du Manitoba dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Il souhaitait étoffer son portfolio d’entraîneur-chef, tout en appliquant à sa sauce ce qu’il avait appris de Maurice.
Son deuxième séjour dans la LAH, avec le Rocket, s’est présenté différemment.
Vincent ne croyait pas y retourner un jour, mais son expérience avec les Blue Jackets de Columbus – en particulier, l’année où il s’est retrouvé entraîneur-chef de façon inopinée à la suite de la débâcle Mike Babcock – l’a forcé à se recentrer.
C’était la maison, c'était de travailler pour le Canadien. Mais une grosse partie de ça, et je ne l’ai pas dit souvent, c'était aussi de retrouver le bonheur dans mon travail, d’aimer ce que je fais pour gagner ma vie, a-t-il expliqué à Radio-Canada.
Parce que ma dernière année à Columbus a été tough.
Mais cela ne voulait pas dire que Vincent tenait mordicus à être entraîneur-chef. Il tenait encore d’abord et avant tout de retourner dans la LNH, et il a trouvé chaussure à son pied avec le Kraken.
À Seattle, Vincent vient prendre la place de Jessica Campbell, qui a quitté ses fonctions à la fin avril. En tant qu’adjoint principal à Lambert, il deviendra vraiment la deuxième voix derrière le banc.
Lambert a beaucoup appris du légendaire Barry Trotz. Il a été en mesure de mettre en place une bonne structure défensive à Seattle. Il va maintenant se tourner vers Vincent pour qu’il apporte de nouvelles idées sur le plan offensif.
Et le principal intéressé est prêt pour ce défi.
C’est l'occasion de travailler avec une jeune équipe qui a un certain talent. Ils ont besoin d'aide offensivement, et ça m'excite de pouvoir les aider à développer cet aspect-là.
Gagner en développant
Lorsqu’il repense à son passage avec le Rocket, Vincent est particulièrement fier d’avoir été capable à la fois de développer des espoirs pour l’organisation tricolore, et d’avoir gagné une grande part de rencontres.
On dit souvent que, dans la Ligue américaine, les jeunes équipes développent des joueurs, tandis que ce sont les formations composées de joueurs plus aguerris qui l’emportent.
Martin St-Louis a mentionné à plusieurs reprises au cours des deux dernières années combien les jeunes qui étaient rappelés étaient bien préparés et aptes à aider. Qui plus est, avec des taux de succès en saison de ,701 l’an dernier et de ,625 cette année, Vincent est l’entraîneur-chef qui, sur deux saisons, a présenté la meilleure fiche dans l’histoire des clubs-écoles du Bleu-blanc-rouge.
Un succès qui n’appartient pas qu’à lui, rappelle Vincent, évoquant la façon phénoménale avec laquelle le CH a repêché au cours des dernières années.
Ces deux années-là ont concrétisé mes connaissances et ma passion pour la game, a mentionné Vincent. Mais de développer et de gagner des matchs en même temps, et de faire ça à Laval pour le Canadien, c'est extraordinaire.
Le Rocket a affiché le meilleur dossier de la LAH en 2024-2025, avant de s’incliner en demi-finales devant les Checkers de Charlotte. Cette saison, l’équipe a terminé au sommet de sa division, mais a perdu dès le premier tour face aux Marlies de Toronto, qui sont en finale de la Coupe Calder.
Je regarde comment Toronto a avancé. Ce sont leurs unités spéciales et la qualité de leur gardien de but, comment ils ont fait les arrêts clés au bon moment. Et ça, ça nous a manqué un petit peu.
Qui lui succédera?
Toutes ces considérations ne sont plus de son ressort.
Pour Vincent, il s’agit maintenant de déterminer si sa famille le suivra ou non à Seattle. Il s’agit de se familiariser avec les outils de travail du Kraken, de se trouver un appartement et de passer plus de temps autour du camp de développement de l’organisation dans quelques semaines.
Quant au Canadien, il a déjà entamé le processus de recrutement visant à trouver son remplaçant.
En 2024, après que Jean-François Houle fut parti diriger l’équipe de l’Université Clarkson, la sélection de Vincent pour le remplacer est allée de soi lorsqu’il est devenu disponible. Il sera intéressant de voir maintenant quelles seront les priorités de l’état-major montréalais dans le choix du prochain entraîneur-chef à Laval.
Sylvain Favreau, qui dirige les Voltigeurs de Drummondville depuis trois ans et qui est candidat au titre d’entraîneur-chef de l’année dans la Ligue canadienne, apparaît comme un candidat intéressant.
Ce dernier avait participé au processus d’embauche il y a deux ans.


1 day ago
3
















English (US) ·
French (CA) ·