PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDepuis leur création il y a environ deux ans, les Roses n’avaient eu qu’un entraîneur-chef : Robert Rositoiu. « Je ne peux qu’être fier de moi, parce que j’ai vraiment tout donné pour ce projet », soutient celui qui s'est fait congédier le 13 août dernier.
C'est sur le plan sportif, et non humain, que l’association entre les deux parties a trouvé son point de rupture. Le 12 août, les Roses ont perdu le premier match de leur histoire au championnat canadien, un affrontement sur leur pelouse contre le Rovers FC de Simcoe County, une équipe de division inférieure.
Je pense que, si on avait gagné ce match contre Simcoe, je serais encore en poste, a affirmé Rositoiu.
Les Roses avaient perdu leurs deux derniers matchs au Stade Boréale, sans inscrire le moindre but, avant de flancher face au Rovers FC.
De ce que j'ai senti, c'est surtout ce besoin de leur part de donner un vent de renouveau, de donner une autre dynamique. Je suis très conscient que, même si l'équipe allait bien en saison régulière, même si on avait connu beaucoup de progression par rapport à l'an dernier, il y a toujours des aspects à améliorer, a reconnu Rositoiu.
La directrice sportive des Roses, Marinette Pichon, s'était exprimée sur le sujet il y a quelques jours en entrevue à Radio-Canada Sports.
C’est toujours une décision difficile, déchirante [que de congédier un entraîneur]. On parle d’un humain, mais on parle aussi d’un club qui est un projet en progression et qui doit être capable de bien cerner quand certains plafonds sont possiblement atteints, avait-elle expliqué.
Les joueuses ont aussi leur responsabilité, mais un changement devait s’effectuer pour respecter la possibilité de continuer à faire progresser le club.

Marinette Pichon en entrevue avec Radio-Canada Sports
Photo : Radio-Canada / Patricia Ann Beaulieu
Depuis le renvoi de Rositoiu, les Roses ont signé une victoire de 2-0 à Toronto et ont fait match nul 2-2 à la maison contre Calgary, la dernière équipe au classement de la SLN.
On voulait vraiment, et j'espère que le club y arrivera, soulever un trophée cette année et remporter soit le Shield, le trophée de la saison régulière, soit la coupe Diana B. Matheson [le trophée des séries]. Idéalement les deux, a dit l’ancien entraîneur-chef des Roses.
À la rédaction de ces lignes, l’équipe se trouve au deuxième rang du classement de la SLN.
Les dessous de la décision
Le lendemain du match contre le Rovers FC, Rositoiu a été convoqué à une rencontre avec Mme Pichon.
C’était une discussion très simple, calme et courte. Elle et son adjoint Adrien m’ont annoncé la décision qu’ils avaient prise, celle de terminer la collaboration, s’est-il souvenu.
Néanmoins, il ne garde pas de rancune. J’ai compris et respecté la décision, parce que je sais très bien que, quand on fait ce métier-là, ce sont des choses qui peuvent arriver, a-t-il expliqué.
Rositoiu a ensuite pris ses affaires, a salué quelques membres du personnel et est rentré chez lui. Plusieurs joueuses l’ont ensuite contacté pour le remercier.
Ça m’a beaucoup touché, il y a eu des messages très puissants. C’est pour ça que je fais ce métier, pour les joueuses et les joueurs, et je tenais vraiment à ce que tout ce que je faisais comme entraîneur, ce soit pour elles. C’est ce que j’ai senti du projet dès le premier jour : on veut mettre les femmes en avant.
C’est plus qu’une équipe, c’est un mouvement qu’on a créé. J’en suis vraiment fier, parce qu’au moment où les filles m’écrivent, je sens que c’est ce qu’on a réussi à faire.
Attaché à l’équipe, Rositoiu compte revenir au stade d’ici quelques semaines pour voir un match.

Robert Rositoiu en entrevue avec Radio-Canada Sports
Photo : Radio-Canada / Antoine Deshaies
L’avenir des Roses
La planète soccer n’arrête évidemment pas de tourner avec le congédiement de Rositoiu. Il va maintenant se chercher un nouveau rôle dans un domaine qu’il n’est pas près de quitter.
J’aimerais bien avoir un peu de vacances; ça fait deux ans que je n’en ai pas eu, ça me ferait du bien. Mais, en même temps, je suis toujours prêt, n’importe quoi peut arriver demain. Je préférerais rester à Montréal, parce que ma famille est ici, que j’aime ma ville et que je voudrais contribuer au soccer professionnel ici, a-t-il indiqué.
Rositoiu ne ferme pas la porte à travailler avec une équipe nationale et affirme ne pas avoir de préférence entre le soccer masculin et féminin.
Du côté des Roses, Maryse Bard-Martel a pris le poste d’entraîneuse-chef, mais de manière intérimaire. Pour l’instant.
Enlever le mot intérimaire, c’est ce que je lui souhaite. [...] C’est une entraîneuse et une personne très compétente. Si elle arrive à être dans un bon état d’esprit, à apporter son énergie positive, et si elle peut mettre à contribution ses compétences, elle et le staff vont continuer de tirer le groupe vers le haut et de trouver des solutions quand il le faut, a estimé Rositoiu.
La recherche est déjà lancée par la direction des Roses afin de trouver la bonne personne pour le poste.
Maryse a notre pleine confiance pour l’intérim, a affirmé Marinette Pichon. Pour la suite, on va prendre le temps qui va être nécessaire pour regarder différents profils et aller dans la progression. On n’exclut évidemment personne, mais on va prendre le temps.
Avec les informations d'Antoine Deshaies et de Patricia Ann Beaulieu


11 hours ago
8














English (US) ·
French (CA) ·