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Orgo-Life the new way to the future Advertising by Adpathway« Autant en 2014, on observait l’effet Eugenie [Bouchard], autant là, on peut parler de l’effet Victoria [Mboko] », lance sans détour Valérie Tétreault, la directrice de l’Omnium Banque Nationale.
Revenons en arrière. Au 7 août 2025, plus précisément. Cette date est maintenant ancrée dans l’histoire du tennis canadien, car c’est le jour où Victoria Mboko, 18 ans, est devenue la première joueuse du pays à l'emporter à Montréal dans l’ère Open.
Les répercussions de cet exploit phénoménal se font déjà sentir sur le tournoi de cette année, qui ne s'amorcera pourtant que le 1er août.
À pareille date, on est bien en avance au niveau de la vente des billets par rapport aux deux dernières éditions, révèle Mme Tétreault, elle-même ex-joueuse professionnelle. On a eu plusieurs nouveaux visiteurs l’an passé. Alors, pour nous, c’est une occasion de les fidéliser.
La trentaine de nouveaux partenaires de l’événement ainsi que les 200 inscriptions au camp des chasseurs de balles, qui accueille généralement autour d’une cinquantaine de participants, sont d’autant plus d’illustrations que l’engouement pour le tournoi de cette année est considérable.
Croissance constante sur les terrains
Avoir une Canadienne qui gagne l’Omnium Banque Nationale à Montréal, ça crée vraiment une frénésie, estime le directeur général de Tennis Montréal, Hugues Léger.
Ce dernier est aux premières loges pour observer la hausse d’inscriptions aux différentes activités de l'organisme, soit les cours, les ligues, les tournois et les réservations de terrain. On est à environ +20 % année après année depuis trois ans. C’est considérable.
Récemment, Tennis Montréal a pu s’établir dans des arrondissements comme Anjou, Saint-Léonard et Pierrefonds-Roxboro. Ils veulent redynamiser le tennis parce qu'il y a une demande citoyenne, soutient M. Léger.
Plus on a de courts, plus notre offre va augmenter, ce qui va amener de nouveaux joueurs partout, ajoute-t-il.
Maintenant, le défi est de permettre à plus d’amateurs de ce sport de le pratiquer en hiver.
Le nombre de terrains publics intérieurs est très limité. Donc, c’est sur ça que l’on travaille en ce moment, indique M. Léger.
Le Stade IGA et le complexe sportif Claude-Robillard sont parmi les seuls endroits publics sur l’île de Montréal à proposer du tennis intérieur.
Pas moins de 9110 noms garnissaient les listes d’attente pour s’inscrire à des cours, des programmes ou des ligues lors de la saison d’hiver 2024-2025.
Il y a des projets de dômes saisonniers qui sont à l’étude, explique M. Léger.

Les amateurs de tennis de Waterloo (Estrie) peuvent maintenant pratiquer leur sport préféré 12 mois par an grâce à un dôme gonflable.
Photo : Radio-Canada / Daniel Mailloux
Ce type de dôme existe déjà au Club de tennis François-Godbout, à Waterloo, en Estrie. Ainsi, les joueurs peuvent aller frapper la balle en hiver.
Des histoires à revendre
C’est un peu la surprise de chaque tournoi, de découvrir quelles seront les histoires marquantes. Mais à chaque édition, il y en a une. Et, quand on est chanceux, il y en a plus, dit Valérie Tétreault.
Elle ne se trompe pas : année après année, l’Omnium Banque Nationale peut compter sur ses vedettes canadiennes pour faire vivre des moments d’exception aux amateurs. En 2025, Montréal a aussi accueilli les deux derniers matchs de la carrière d’Eugenie Bouchard.
Puisque ce sont les hommes qui joueront à Montréal cette année, Valérie Tétreault se réjouit déjà de l’arrivée en grande pompe de Félix Auger-Aliassime, désormais 4e raquette mondiale, un sommet dans sa carrière.

Félix Auger-Aliassime n'avait pas fait long feu lors du tournoi montréalais de 2024.
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
Mboko doit revenir au jeu cet été, après la saison sur gazon, sur laquelle elle a dû faire l'impasse à cause d'une blessure au genou. Elle est attendue à Toronto, la ville où elle a grandi.
Mme Tétreault estime qu’une de ses qualités est qu’elle a la maturité d’une joueuse de 28 ans même si elle n'en a que 19. Ce trait de caractère devrait l'aider à supporter la pression à laquelle elle sera soumise lors de son retour dans la Ville Reine.
Il va y avoir beaucoup de choses à gérer pour elle. On doit quand même ajuster nos attentes. Mais, en même temps, sa manière de réagir par rapport à tout ça est probablement ce qui est le plus impressionnant dans son parcours depuis le début de l’année, conclut celle qui ne peut qu’espérer que les bons résultats de Mboko continuent.


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